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Les testicules sont normalement au nombre de deux et sont
le lieu de fabrication des spermatozoïdes. Ils se situent dans
l’abdomen du foetus jusqu’au sixième mois de grossesse et
atteignent leur position normale au huitième mois. Ils sont
alors situés à l’extérieur du corps, à
l’intérieur des bourses appelées aussi scrotum. La
taille des testicules est variable mais les dimensions habituelles
sont : 5cm pour le plus grand axe, 3 cm pour le petit axe, et 2,5
cm pour l’épaisseur.
L’épididyme et le canal déférent sont
des canaux qui permettent à l’éjaculat contenant les
spermatozoïdes de passer du testicule à la région
prostatique. Ils permettent aux spermatozoïdes de compléter
leur maturation en leur apportant des constituants biochimiques
qui augmentent leur capacité à féconder. Deux
marqueurs biochimiques permettent être dosés dans des
laboratoires spécialisés pour apprécier l’apport
de l’épididyme au sperme total : l’alpha-glucosidase et la
carnitine.
La prostate et les vésicules séminales. Lorsque
le sperme atteint la prostate, il y rejoint la partie terminale
des vésicules séminales. Le sperme s’enrichit alors
de composants supplémentaires issus des vésicules
séminales (fructose) et de la prostate (citrate, phosphatases
acides, zinc) qui participent eux aussi à la qualité
fécondante du sperme final.
L’urètre. A la sortie de la prostate, le sperme parcourt
l’urètre sur toute la longueur du pénis pour être
émis au niveau de son orifice terminal, le méat, situé
à l’extrémité du gland.
Le système endocrinien. Il faut savoir que, comme
chez la femme, le bon fonctionnement de l’appareil génital
masculin dépend d’un système complexe constitué
de signaux neurologiques et de réponses endocriniennes (fabrications
d’hormones) qui interagissent entre eux. Le centre de commande de
ce système se situe dans le cerveau, au niveau de l’hypothalamus
et de la glande hypophyse. Les hormones impliquées dans ce
système sont essentiellement la LH et la FSH hypophysaires
(appelées gonadotrophines) et la testostérone fabriquée
par les testicules. De nombreuses autres hormones et substances
biologiques interfèrent avec ces hormones, soit en freinant,
soit en accentuant leurs effets.
Pathologie.
Les azoospermies
Une absence totale de spermatozoïdes (azoospermie) peut être
dûe soit à un défaut de fabrication des spermatozoïdes
(problème testiculaire), soit à une obstruction sur
les voies génitales (épididyme, canal déférent,
vésicules séminales, prostate). Cette obstruction
peut être dûe à une malformation congénitale
(agénésie des canaux déférents et des
vésicules séminales) ou à des séquelles
d’infection génitale. Le traitement de ces deux types d’azoospermies
pouvant être différent, il est impératif d’examiner
le patient pour déterminer la cause exacte de la pathologie
et demander les examens complémentaires qui s’imposent :
dosage hormonal, dosage des composants biochimiques du sperme, échographie
testiculaire et prostatique. Lorsque la cause de l’azoospermie sera
déterminée, le médecin proposera un traitement
adapté, qui pourra être soit un traitement médical
(traitement d’une prostatite chronique), soit un acte chirurgical
(désobstruction d’un canal), soit une technique d’Aide Médicale
à la Procréation (lorsque les deux premiers traitements
n’ont que des chances négligeables d’obtenir une guérison).
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Appareil génital normal.
Les cercles bleus représentent
les différents obstacles possibles à l'excrétion des spermatozoïdes
qui entraînent donc une azoospermie excrétoire acquise
(absence de spermatozoïdes dans le sperme). Une azoospermie
excrétoire peut aussi être due à une absence congénitale
de vésicules séminales et de canaux déférents (agénésie
vésiculo-déférentielle).
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Les oligoasthénotératospermies
(OAT).
Plus fréquemment peut exister une diminution
du nombre de spermatozoïdes (oligospermie), de leur mobilité
(asthénospermie) ou une altération de la forme (tératospermie).
Ces anomalies s’associent souvent entre elles (OAT).
Selon l’intensité du trouble, les chances
d’obtenir une grossesse spontanée seront plus ou moins
diminuées, dépendant également de la fertilité
de la femme (âge, problèmes ovulatoires ou anatomiques
associées).
La cause de ces troubles de la spermatogénèse
est quelquefois retrouvée (antécédents d’intervention
dans l’enfance pour testicule mal descendu, séquelles d’infections
ou d’atteinte des testicules lors des oreillons, intoxication
alcoolique...), mais le plus souvent aucune explication ne peut
être fournie.
Un traitement spécifique ne peut donc être
proposé et la seule possibilité thérapeutique
résidera dans les techniques d’Assistance Médicale
à la Procréation, choisies en fonction du test de
migration survie des spermatozoïdes et du bilan féminin
: Insémination Intra-Utérine (IIU), Fécondation
In Vitro (FIV), Injection Intra Cytoplasmique (ICSI pour IntraCytoplasmic
Sperm Injection).
Quelques
questions-réponses
avec le Docteur R.Roulier
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