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La congélation des embryons

La congélation des embryons

Lorsque le nombre d'embryons obtenus en FIV est supérieur au nombre d'embryons transférés, il est possible de congeler les embryons surnuméraires de bonne qualité pour un transfert ultérieur. Cette congélation ne se fait qu'avec l'accord préalable du couple.
Si le couple n'a pas obtenu de grossesse après le transfert des embryons frais, ou si le couple désire une nouvelle grossesse après l'accouchement, on procédera alors à une décongélation des embryons et au transfert des embryons qui auront repris leur croissance après la décongélation.

Il faut tout de même savoir que tous les embryons surnuméraires ne sont pas congelables. On ne congèle en effet que ceux ayant une morphologie satisfaisante car les autres n'ont pratiquement aucune chance de supporter le cycle de congélation-décongélation.
Congeler la totalité des embryons surnuméraires entraînerait donc des traitements ultérieurs inutiles et coûteux. De plus, même lorsque seuls les embryons de morphologie satisfaisante sont congelés, seul deux tiers d'entre eux reprennent leur développement après décongélation, et leur probabilité d'implantation dans l'utérus est plus faible que pour les embryons non congelés (environ 5-10% par embryon congelé transféré, contre 10-15% par embryon frais transféré).

Les paillettes contenant les embryons congelés sont stockées dans des cuves d'azote liquide à -196°C.

Lorsqu'une patiente entame un cycle de replacement d'embryons congelés, le médecin sera parfois amené à prescrire un traitement hormonal léger afin d'augmenter les chances de succès. Ce traitement, s'il est prescrit, peut différer d'une patiente à une autre, mais ne sera de toutes manières pas aussi important que celui prescrit lors de la stimulation pour FIV.

La congélation de spermatozoïdes.

La congélation des spermatozoïdes peut être réalisée dans certaines circonstances particulières :
Chez les patients devant recevoir un traitement risquant de les rendre stérile (chimiothérapie, radiothérapie). Les paillettes sont utilisées après la guérison du patient en cas de projet parental.

 

 

 

Il est à noter que toutes les chimiothérapies ou radiothérapies ne rendent pas systématiquement stériles, et que ce risque dépend à la fois des produits et des doses utilisées. De même, si une hypofertilité sévère peut être observé dans les suites d'un tel traitement, il faut savoir que celle-ci peut être temporaire, et qu'une certaine fertilité peut être retrouvée par la suite. Cependant, tout patient devant subir ce type de traitement devrait être aujourd'hui systématiquement informé de ce risque et orienté vers un laboratoire agréé pour la congélation de sperme et pratiquer une autoconservation préventive.

Une congélation de spermatozoïdes devrait être systématiquement pratiquée lorsque l'on réalise un prélèvement de spermatozoïdes dans l'épididyme ou le testicule, en cas d'absence de spermatozoïdes dans l'éjaculat. En effet cette congélation est possible dans la majorité des cas où on retrouve des spermatozoïdes dans le testicule, et les paillettes congelées ainsi obtenues pourront servir ultérieurement à un ICSI, même si elles sont très pauvres.

La congélation peut être aussi réalisée en FIV lorsque le conjoint sait qu'il sera absent le jour de la ponction ovocytaire (déplacements professionnels à l'étranger). Le potentiel fécondant des spermatozoïdes congelés étant diminué, on préférera cependant utiliser du sperme frais lorsque cela est possible, et on aura recours à la congélation que dans des cas exceptionnels.

Une congélation est également envisageable lorsque le patient présente des azoospermies (absence de spermatozoïdes) alternant avec des oligospermies (nombre de spermatozoïdes diminués). Les paillettes obtenues seront dans ces cas utilisées en FIV si on ne trouve pas de spermatozoïdes dans l'éjaculat réalisé le jour de la FIV.

L'indication la plus récente de la congélation des spermatozoïdes est la réalisation d'une technique d'Aide Médicale à la Procréation avec risque viral. Ce type d'AMP (Insémination, FIV ou ICSI) peut en effet être proposé à des couples dont l'un des deux membres est porteur d'une maladie virale grave qu'il est susceptible de communiquer à son partenaire lors de rapports sexuels (hépatite C, SIDA). Il est désormais possible de réaliser des techniques d'AMP utilisant des spermatozoïdes traités de manière à les débarrasser des éventuels virus contenus dans le sperme. Les spermatozoïdes ainsi traités sont congelés dans des paillettes dont certaines sont envoyées à un laboratoire de virologie spécialisé qui y recherchera la présence d'éventuels virus. Si la paillette est indemne de virus, on pourra alors réaliser dans un deuxième temps une technique d'AMP en utilisant une des paillettes préalablement congelées. Ces techniques de « lavage » de sperme avant AMP ont déjà fait la preuve de leur innocuité à l'étranger et dans des protocoles de recherche français et sont autorisées en France et sous certaines conditions depuis le moi de mai 2001.


Quelques questions-réponses
avec le Dr Claude Giorgetti
     

 

Conception : Dr Philippe Terriou avec la collaboration des Dr : B.Barry, D.Caparros-Langlois, V.Chabert-Orsini, J.M.Chinchole, B.Colombani-Nadal, J.P.Franquebalme, R. Roulier, B.Gepner, C.Giorgetti, E.Glowaczower, D.Hairion, S.André-Pinon, G.Ruf, M.C.Sitri-Bouhaben, M.C.Thibaut-Labbé et de Mme F.Franquebalme

Réalisation : RXP Group.

Avertissement : Les renseignements donnés dans ce site sont volontairement simplifiés pour une meilleure compréhension d'un large public. Ils ne constituent donc pas un cours de biologie ni de médecine.