Les dosages hormonaux et la courbe de température?

                      Les dosages hormonaux

Plusieurs hormones présentent des variations importantes au cours du cycle menstruel. Ces variations dépendant fortement du moment du cycle où le dosage est réalisé, des dosages hormonaux sont systématiquement demandés au cours de l'exploration d'un couple pour évaluer :

  • la qualité sécrétoire du follicule (ou des) contenant l'ovocyte en première partie du cycle (oestradiol).
  • la survenue de l'ovulation ainsi que sa date dans le cycle (LH). - la qualité sécrétoire du corps jaune en deuxième partie du cycle (progestérone, oestradiol).
  • la réserve ovarienne, c'est-à-dire l'âge « ovarien » de la femme : les hormones FSH et LH sont en effet augmentées lors de la ménopause, et peuvent l'être également chez des femmes plus jeunes qui ont un capital ovarien diminué (l'âge « ovarien » est alors supérieur à l'âge chronologique réel de la patiente).
    Le dosage de l'AMH est particulièrement intéressant pour apprécier cette réserve ovarienne.
    Cette hormone est sécrétée par les cellules de la granulosa des follicules en croissance et représente actuellement le meilleur facteur prédictif de la réponse ovarienne.Par ailleurs elle peut être dosee à n'importe quel moment du cycle et a rendu obsolète le dosage de l'inhibine B.
    L'AMH révèle chez la tabagique l'altération précoce de sa réserve ovarienne.
    à l'inverse le risque d'hyperstimulation est plus élevé chez les femmes présentant une AMH élevée dans un syndrome des ovaires polykystiques.

D'autres dosages hormonaux peuvent être réalisés pour diagnostiquer d'éventuelles pathologie endocriniennes. On sera ainsi peut-être amené à doser :

  • la prolactine.
  • les hormones thyroïdiennes.
  • les hormones mâles d'origine ovarienne (testostérone, delta-4-Androstènedione) ou surrénalienne (sulfate de déhydroandrostérone).

Enfin, on recherchera un diabète ou un pré diabète devant un excès de poids qui pourra nécessiter une prise en charge particulière pour obtenir une perte de poids avant tout traitement de l'infertilité et avant l'obtention d'une grossesse.

 
 

                    La courbe de température

La courbe de température, qui doit se faire pendant au moins deux cycles, permet de mettre en évidence un décalage thermique lui-même témoin de l'existence d'une ovulation.

Ce décalage, qui survient généralement au 14ème jour du cycle, est suivi d'un plateau thermique post-ovulatoire témoin de la qualité du corps jaune de l'ovaire.

Le corps jaune, qui est issu du follicule dans lequel s'est développé l'ovocyte, est responsable de la sécrétion de progestérone, hormone de la seconde partie du cycle.

La courbe de température permet aussi de déterminer la date de réalisation d'un test post-coïtal ou d'un dosage de progestérone.


Si la courbe de température ne peut être considéré comme un « examen » du cycle ovulatoire, elle permet de conseiller des couples présentant une infécondité récente sans point d'appel pour repérer le moment opportun qui permet d'avoir des rapports fécondants.





 
Les variations hormonales et la courbe de température au cours du cycle menstruel
 
 
 
 
   
     
 
 
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