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Le don d'embryons est indiqué les rares cas où les deux membres
du couple ne produisent pas de gamètes (la loi française interdit
le double don de gamète en cas de double stérilité). Il peut être
également proposé aux couples qui risquent de transmettre à leur
enfant une maladie génétique, mais cette indication peut être remplacée
dans certains cas par le diagnostic pré-implantatoire (voir DPI). Les embryons donnés à un couple receveur, et transférés dans l'utérus de la femme du couple receveur, sont des embryons surnuméraires, c'est à dire obtenus au cours d'une procédure de Fécondation In-Vitro et dont le couple qui en est détenteur a donné son accord pour un don ; en aucun cas ces embryons ne peuvent être créés par FIV dans l'unique but initial d'un don d'embryon. |
Comme pour le don de sperme et d'ovocytes, la loi française prévoit
un certain nombre d'analyses obligatoires réalisées chez le couple
donneur et le couple receveur pour limiter toute transmission de
maladie infectieuse. Il faut cependant noter que les décrets d'application
de la loi sur l'accueil de l'embryon ne sont toujours pas parus
courant année 2002, alors qu'il est prévu dans le texte de la loi
de 1994. En pratique, cela signifie que si cette technique n'est
pas interdite, elle ne peut pour l'instant être mise en oeuvre en
France. Sur le plan médical, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un transfert d'embryons congelés. La patiente devant accueilir les embryons devra donc être préparée comme toute patiente devant accueillir ses propres embryons congelés et bénéficier d'un traitement hormonal destiné à préparer la muqueuse utérine à accueillir l'embryon. Comme pour le don d'ovocyte, le don d'embryons donne de moins bons que les FIV intra-conjugales avec transfert d'embryons frais en raison d'une moins bonne réceptivité de la cavité utérine, et de la congélation des embryons. |
