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Il est régi en France par la loi de bioéthique du
29 juillet 1994. Le don d'ovocytes peut être indiqué soit en cas
de stérilité féminine par absence d'ovulation (due à des anomalies
congénitales, ablation des ovaires, ménopause précoce, etc. soit
quand la patiente est porteuse d'une anomalie génétique qu'elle
risque de transmettre à l'enfant. Dans ce dernier cas, il est également
possible de faire appel au diagnostic pré-implantatoire (DPI). Le
don d'ovocyte est interdit en France lorsqu'il est demandé pour
raison de convenance.
La donneuse :
Avant de pouvoir faire don de ses ovocytes, la donneuse doit réaliser
une prise de sang afin d'éliminer un risque de transmission d'une
maladie infectieuse (Hépatites B et C, SIDA, Cytomégalovirus, virus
HTLV 1 et 2, syphilis), mais aussi afin de déterminer son groupe
sanguin, et réaliser une analyse chromosomique. Un frottis de dépistage
est également réalisé ainsi qu'une échographie pelvienne.
Ce bilan est demandé par un médecin qui vérifie aussi par un interrogatoire
poussé l'absence de maladies génétiques graves dans les antécédents
personnels ou familiaux. Le médecin notera également les caractéristiques
physiques de la donneuse, afin qu'elles correspondent au mieux aux
caractéristiques physiques du couple receveur. A la fin de la consultation,
le couple donneur signera un formulaire confirmant sa volonté de
faire un don d'ovocytes. Toutes ces dispositions légales sont similaires
à celles observées pour le don de sperme.
La receveuse et son conjoint :
Le médecin relèvera les mêmes antécédents médicaux et caractéristiques
physiques chez la donneuse et la receveuse : couleur de peau, de
cheveux, d'yeux et rapport poids/taille. On réalisera également
un groupe sanguin et parfois une enquête génétique ainsi qu'un caryotype.
Toutes ces caractéristiques physiques et biologiques seront également
notées pour ce qui concerne le conjoint de la receveuse. Comme pour
toute technique d'Assistance Médicale à la Procréation intraconjugale,
une prise de sang sera réalisée chez les deux membres du couple
receveur pour éliminer une possible maladie infectieuse (Hépatites
B et C, SIDA, syphilis).
Afin d'estimer le pouvoir fécondant du sperme du conjoint receveur,
on réalisera un spermogramme, un spermocytogramme, une spermoculture
et tout autre examen supplémentaire éventuellement nécessaire.
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Follicule tel qu'on
peut le voir au microscope juste après
la ponction ovocytaire
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Enfin une étude de la qualité de la muqueuse utérine
sera réalisée chez la receveuse, étude qui sera éventuellement suivie
par un traitement afin d'optimiser les chances de succès d'implantation
du ou des embryons qui seront transférés ultérieurement. A l'issue
de la première consultation, le couple receveur signera une demande
d'inclusion dans le protocole de don d'ovocyte, demande d'inclusion
qui devra être confirmée un mois plus tard, comme l'exige la loi
française actuelle.
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En France, le don d'ovocytes passe par une Fécondation In Vitro
avec congélation embryonnaire.
Après avoir donné son accord, la donneuse devra réaliser une stimulation
ovarienne, car le passage par la fécondation in-vitro est obligatoire
lors d'un don d'ovocytes. En effet, comme on ne peut en effet pas
congeler les ovocytes aussi facilement que les spermatozoïdes, la
donneuse va être stimulée et ses ovocytes seront ponctionnés comme
dans le cadre de la FIV intraconjugale. Les ovocytes issus du don
seront ensuite fécondés avec le sperme du conjoint du couple receveur.
Il s'agit donc jusqu'ici d'une FIV similaire à celle réalisée au
sein du couple (voir chapitres sur la FIV).
Cependant, contrairement à la FIV intraconjugale, les embryons obtenus
ne pourront pas être transférés tout-de-suite car ils doivent subir
une période légale de plusieurs mois (« quarantaine »).
Ces embryons sont en effet congelés et conservés dans l'azote liquide
pendant au moins six mois, période à l'issue de laquelle on effectue
une nouvelle prise de sang chez la donneuse pour s'assurer qu'il
n'existe toujours pas de risque de contamination infectieuse (la
donneuse ayant pu se trouver en phase d'incubation non détectable
par les analyses au moment du don de ses ovocytes).
En cas de nouvelle négativité des tests sanguins de la donneuse
on procède alors au transfert des embryons congelés dans l'utérus
de la conjointe du couple receveur. Comme pour tout transfert d'embryons
congelés après FIV intraconjugale, la patiente receveuse peut bénéficier
d'un traitement hormonal destiné à préparer la muqueuse utérine
à accueillir l'embryon. Un test de grossesse sera également réalisé
15 jours après le transfert du ou des embryons congelés.
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