Version Imprimable
 
 

La FIV

1- Le déroulement de la FIV.

La Technique de fécondation in-vitro a pour but de permettre la rencontre entre les gamètes mâles (les spermatozoïdes), et les gamètes femelles ( les ovocytes), en dehors de l'organisme, c'est à dire in-vitro,contairement à ce qui se passe dans l'organisme, c'est à dire in-vivo. Cette mise en contact des gamètes, destinée à provoquer la fécondation, est suivie, en cas de succés, du transfert de un ou plusieurs embryons dans l'utérus, afin d'obtenir une grossesse.

La FIV peut être proposée par les médecins dans plusieurs cas :

  • Présence de trompes altérées, absentes ou bouchées, par exemple à la suite d'une grossesse extra-utérine : dans ce cas, les spermatozoïdes ne peuvent pas franchir l'obstacle et ne peuvent donc pas atteindre l'ovocyte pour le féconder.
  • sperme du conjoint de qualité insuffisante en terme de nombre et / ou de mobilité des spermatozoïdes.
  • infécondité persistante malgré différents traitements antérieurs, comme la stimulation de l'ovulation, l'insémination ou le traitement de l'endométriose.

En dehors du bilan qui est demandé dans le cadre de l'insémination et de la stimulation, la fécondation in-vitro doit être précédée d'un bilan sérologique complet dont le but est d'éviter de transmettre à l'enfant à naître une maladie infectieuse pouvant être dangereuse pour lui : sida, hépatites B et C, syphilis, chlamydiae, toxoplamose et rubéole. On pratique également un test "de migration-survie" des spermatozoïdes qui permet de vérifier qu'un nombre suffisant de spermatozoïdes mobiles pourra assurer la fécondation des ovocytes le jour de la FIV.

La technique de fécondation in-vitro comprends 5 étapes essentielles :

  • La stimulation des ovaires pour obtenir plusieurs ovocytes.
  • La ponction des ovocytes.
  • La FIV proprement dite (les étapes du laboratoire).
  • La congélation des éventuels embryons non transférés.

Ces différentes étapes sont décrites dans les chapitres du déroulant ci-contre.

2-Les résultats.

Le pourcentage de chances d'obtenir une grossesse est de 21% par ponction d'ovocytes et de 26% par transfert d'embryons, toutes indications et tous âges confondus. Ces grossesses aboutissent dans trois quarts des cas à une naissance. 72% des grossesses sont uniques, 25% sont gémellaires et 3% sont triples. Tous ces résultats sont bien sûr des moyennes, variables en fonction des couples et des caractéristiques de la tentative.
Si la fécondation in-vitro avec le sperme du conjoint est une technique efficace, elle ne marche pas à chaque fois : un éventuel échec peut conduire le médecin à proposer au couple une autre technique, qui peut être soit l'ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injection), soit le don de gamètes. Enfin, des possibilités d'adoption existent, qui permettent également de construire une famille de façon harmonieuse.

 

 


Schéma BLEFCO

3-Les risques.

Des risques existent à toutes les étapes de la FIV, mais un suivi médical scrupuleux minimise très largement leur fréquence.

  • Ainsi, concernant le traitement hormonal, le blocage hypophysaire réalisé peut entraîner certains signes de fatigue, de nervosité et quelques bouffées de chaleur qui cessent avec le début de la stimulation. En ce qui concerne la période de stimulation, si la réponse ovarienne est importante, des douleurs du bas ventre, des troubles digestifs ainsi qu'une fatigue peuvent apparaître. Le risque le plus fréquent de la FIV est celui d'hyperstimulation ovarienne. Cette hyperstimulation peut être minime, c'est à dire entraînant de simples douleurs abdominales, mais elle peut aussi être plus marquée, avec en particulier un ballonnement très important, une gêne respiratoire et des nausées. Dans de rares cas, une hospitalisation peut s'avérer nécessaire, avec l'obligation d'un repos strict en position allongée, et le suivi d'un traitement médical.
  • De plus, même si elle est légère, c'est tout de même une anesthésie générale qui est réalisée pour effectuer la ponction ovocytaire. Une consultation préalable avec un anesthésiste avant chaque tentaive est donc rendu obligatoire par la loi afin d'éliminer et minimiser tous les risques liés à l'anesthésie.
  • Les risques liés à la ponction elle-même existent, comme l'hémorragie ou l'infection, mais ils sont exceptionnels.
  • Enfin, le dernier risque lié à la fécondation in-vitro concerne la survenue d'une grossesse multiple. Mais elle est cependant prevenue grâce à une réflexion raisonnée et approfondie concernant le nombre d'embryons transférés, qui est décidé le jour du transfert entre le couple, le gynécologie et le biologiste.


Quelques questions réponses
avec le Docteur Roger Roulier

 

 

Conception : Dr Philippe Terriou avec la collaboration des Dr : B.Barry, D.Caparros-Langlois, V.Chabert-Orsini, J.M.Chinchole, B.Colombani-Nadal, J.P.Franquebalme, R. Roulier, B.Gepner, C.Giorgetti, E.Glowaczower, D.Hairion, S.André-Pinon, G.Ruf, M.C.Sitri-Bouhaben, M.C.Thibaut-Labbé et de Mme F.Franquebalme

Réalisation : RXP Group.

Avertissement : Les renseignements donnés dans ce site sont volontairement simplifiés pour une meilleure compréhension d'un large public. Ils ne constituent donc pas un cours de biologie ni de médecine.