Le prélèvement est effectué au niveau du col de l'utérus.
Il s'agit donc d'un prélèvement indolore semblable à celui réalisé
pour un frottis vaginal. La glaire cervicale étant de qualité optimum
en période périovulatoire, il faut réaliser ce prélèvement généralement
entre le 12ème et le 14ème jour du cycle.
La date du prélèvement est déterminée par le gynécologue
ou le biologiste réalisant le test en fonction de la durée des cycles.
Il est donc nécessaire de téléphoner au début du cycle pour prendre
rendez-vous.
Après avoir réalisé le prélèvement, le gynécologue
ou le biologiste évalue la qualité de la glaire prélevée en notant
son abondance, sa filance (élasticité) et sa clarté. Il l'observe
ensuite au microscope à la recherche de spermatozoïdes présentant
une mobilité normale en notant également la présence de cellules
autres que des spermatozoïdes et la formation d'images caractéristiques
en " feuille de fougère " lorsque la glaire sèche sur la lame d'observation
au microscope.
Le résultat est satisfaisant lorsque 10 spermatozoïdes
mobiles au moins sont observés au microscope dans chaque champ d'observation
au grossissement 400.
Le Test de Pénétration In Vitro
Dans certains cas, votre gynécologue sera amené à
faire réaliser par votre laboratoire un Test de Pénétration In Vitro
(TPIV). Ce test est l'équivalent in vitro du test post-cotal qui,
lui, est réalisé in vivo. Il s'agit ici de prélever de la glaire
de la patiente dans une pipette (toujours en période périovulatoire),
et de réaliser en même temps un recueil de sperme chez le conjoint
après deux ou trois jours d'abstinence du couple
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La fécondité
dépend en grande partie d'une bonne interaction entre la
glaire et les spermatozoïdes. |
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Après avoir évalué la qualité de la glaire comme dans
le test de Hühner, et réalisé un spermogramme, on dépose un échantillon
de sperme au fond d'un tube sur lequel on dépose ensuite l'extrémité
de la pipette contenant la glaire. Normalement, les spermatozoïdes
les plus mobiles et les mieux formés montent dans la colonne de
glaire contenue dans la pipette, comme ils le feraient dans le col
de l'utérus. Ce test mime donc le test post-coïtal bien qu'il soit
pratiqué in vitro. Il peut être réalisé lorsque le test post-coïtal
est négatif ou pauvre
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Le TPIV peut également être pratiqué de manière croisée
: il s'agit ici de faire monter les spermatozoïdes du conjoint dans
une pipette de glaire d'une autre patiente (glaire " témoin "),
ou à l'inverse, de faire monter les spermatozoïdes d'un témoin dans
la glaire de la patiente du couple exploré.Ces tests croisés sont
réalisés lorsque le test post-coïtal est négatif ou pauvre, afin
de déterminer si l'absence de spermatozoïdes dans la glaire est
en relation avec un problème du au sperme ou à la glaire du couple
exploré.
Ces TPIV croisés sont des tests très instructifs,
mais ils nécessitent que le laboratoire ait à sa disposition des
glaires et des spermatozoïdes " témoins " normaux et frais, ce qui
n'est pas toujours le cas.
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