Version Imprimable
 
 


La stimulation simple de l'ovulation

La stimulation simple de l'ovulation suivi d'un rapport sexuel programmé consiste dans un premier temps à stimuler la production de follicules par les ovaires, follicules qui, en se développant, vont entraîner la libération d'un ou deux ovocytes. Cette stimulation est réalisée en utilisant des hormones agissant sur les ovaires (hormones appelées gonadotrophines : FSH, HMG), et peut être obtenue par un traitement oral ou par des injections.

La stimulation de l'ovulation est proposée en cas de troubles de l'ovulation, en cas d'absence ou d'insuffisance de glaire, ou encore, en cas de stérilité inexpliquée. Avant que ne soit réalisée cette stimulation, le médecin aura évidemment réalisé un bilan de la fertilité des deux conjoints : un examen clinique, des courbes de température, une prise de sang pour disposer d'un bilan hormonal, et une hystérosalpingographie sont réalisés chez la patiente, et un examen clinique ainsi qu'un spermogramme sont réalisés chez le patient.

La surveillance et le suivi de la stimulation sont assurés par des dosages hormonaux dans le sang, en particulier concernant le taux d'oestradiol, et par des échographies réalisées par voie vaginale : cette surveillance est appelée monitorage. Le monitorage permet non seulement de vérifier l'efficacité du traitement, mais aussi d'adapter les doses de gonadotrophines aux besoins de chaque patiente, de déterminer la date du déclenchement de l'ovulation, et de prévenir les risques éventuels liés au traitement.

Lorsque le ou les follicules ont atteint la taille adéquate, et que le taux d'oestradiol est suffisant, l'ovulation est alors déclenchée par une injection d'une hormone appelée HCG, c'est à dire "hormone gonadotrophine chorionique". A partir de ce moment, on estime que la période optimale pour un rapport sexuel fécondant est le jour même et le lendemain du déclenchement de l'ovulation, même si il est important de préciser que des rapports sexuels réguliers, entre 2 et 3 par semaine, optimisent de façon naturelle les chances de fécondation et donc de grossesse.

 

 

Par ailleurs, la fécondation de l'ovocyte dépend également de la qualité du sperme, notamment de la quantité de spermatozoïdes présentant une bonne mobilité au niveau de la glaire cervicale. Un traitement par progestérone orale ou vaginale est souvent administré à la patiente pendant la seconde phase du cycle pour augmenter les chances de succès.
En l'absence de règles environ 15 jours après le déclenchement, on réalise un test sanguin de grossesse.





 

Conception : Dr Philippe Terriou avec la collaboration des Dr : B.Barry, D.Caparros-Langlois, V.Chabert-Orsini, J.M.Chinchole, B.Colombani-Nadal, J.P.Franquebalme, R. Roulier, B.Gepner, C.Giorgetti, E.Glowaczower, D.Hairion, S.André-Pinon, G.Ruf, M.C.Sitri-Bouhaben, M.C.Thibaut-Labbé et de Mme F.Franquebalme

Réalisation : RXP Group.

Avertissement : Les renseignements donnés dans ce site sont volontairement simplifiés pour une meilleure compréhension d'un large public. Ils ne constituent donc pas un cours de biologie ni de médecine.